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Vous en conviendrez, et quelque soit le contexte, il est impossible de déroger à la bonne règle des vœux et souhaits pour l’Année Nouvelle. Aussi, avant toute chose, je vous souhaiterais une Bonne Santé, cadeau le plus précieux dans la vie puisqu’il ouvre la porte au travail, à l’harmonie du foyer, aux réjouissances bien méritées, le tout accompagné du sourire insouciant des enfants. Mais comment être en santé lorsque l’on nous met en garde contre les dangers même des aliments dans notre assiette ? Après les huiles alimentaires et autres préparations additionnées aux huiles de vidange (!), après les poulets avariés transitant de Belgique en Europe de l’Est pour se refaire une santé (les voyages ne forment-ils la jeunesse ?) et revenir transformés en plats cuisinés, après les porcs irlandais élevés à la dioxine et sans oublier certains pesticides autorisés par Bruxelles à des doses désormais jusqu’à 1000 fois supérieures aux normes actuelles … il y a vraiment de quoi se poser des questions ! En raccourci on peut se demander si, pour vivre aujourd’hui, il faut prendre le risque de tomber malade demain ou tout simplement accepter de mourir de faim ? Mais, aussi cynique que cela puisse paraître, certains n’ont même plus ce choix ! C’est le cas des paysans en Inde après leurs désillusions avec le riz transgénique dont les semences censées produire intensément et sans pesticide se révèlent un désastre écologique et un gouffre financier. Acculés au désespoir, ils se suicident laissant femme et enfants endettés à jamais et sans avenir. C’est aussi le cas de ces enfants nourris au lait (chinois) ‘enrichi’ à la mélamine, produit toxique pour les reins, et qui se retrouvent en dialyse à vie ! Dans la course à l’enrichissement facile tout semble permis. En Extrême-Orient, les terres agricoles sont noyées pour permettre la culture intensive de crevettes industrielles bas de gamme. L’île de Bornéo est saccagée au bulldozer afin de planter des palmiers qui donneront les biocarburants de demain…De l’autre côté de la planète ce n’est guère mieux. Les paysans d’Amérique du Sud sont en train de découvrir, eux aussi, les déboires des cultures OGM, tandis que les indigènes d’Amazonie perdent leur forêt et meurent intoxiqués par le mercure déversé dans les rivières par les chercheurs d’or. Drôle d’époque, drôle de mœurs ! Dans ce contexte d’absurdités faut-il s’étonner que le système se grippe conduisant à un désastre écologique et, aussi, financier ? Pouvait-il en être autrement ? Je me souviens de la mise en garde d’un vieil ami féru d’astrologie : ‘Nous sommes dans l’ère du Verseau, ère de la connaissance. Et tout ce qui a été faux ne sera plus !’. Aujourd’hui ces paroles raisonnent en moi comme une prophétie. Et si tout cela annonçait des temps nouveaux, basés sur d’autres valeurs que le seul profit ? Quel bouleversement mais, aussi, quel espoir ! Un véritable changement d’ère bienvenu qui donnerait tout son sens à cette belle chanson : ‘Je vous souhaite tout le bonheur du monde’ !
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