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La Polyarthrite Rhumatoïde La polyarthrite chronique évolutive (PCE) est une maladie chronique et inflammatoire, d'origine auto-immune, qui affecte la totalité de l'organisme, et qui se manifeste en particulier au niveau du tissu synovial des articulations. Les articulations les plus fréquement atteintes sont typiquement celles des mains et des pieds, des poignets, des chevilles et des genoux. Cette maladie atteint entre 1 et 3 % de la population, et plus souvent les femmes entre 20 et 40 ans. En effet, seulement un malade sur 4 est de sexe masculin. Il est notable que, comme l'avait remarqué la Dr. Kousmine pour le cancer, cette maladie tend également à toucher des sujets de plus en plus jeunes. Il n'est malheureusement plus exceptionnel de voir arriver en consultation de jeunes enfants ou adolescents présentant les premiers signes de la maladie !Le début de la maladie est habituellement progressif, marqué par une fatigue, un état sub-fébrile traînant, une sensation de faiblesse générale, une raideur articulaire générale, accompagnée de douleurs sourdes, qui peuvent précéder de plusieurs semaines l'apparition des douleurs franches et le gonflement de certaines articulations. Mais parfois, le début de la maladie est plus brutal. Plusieurs articulations sont classiquement touchées simultanément dès le début de la maladie, et généralement de façon symétrique. Mais dans environ un tiers des cas, le début de la maladie n'est marquée à son début que par l'atteinte d'une seule articulation. Les articulations atteintes deviennent chaudes, sensibles, et gonflées. Puis, plus la maladie de développe, plus les articulations atteintes ont tendance à se déformer progressivement. Si la nature auto-immune de la maladie ne fait plus de doute aujourd'hui, le déclenchement du processus auto-immun reste encore inconnu. De nombreux facteurs sont invoqués, tels que la prédisposition génétique, la perméabilité anormale des membranes de l'intestin, le mode de vie est les facteurs nutritionnels, les allergies alimentaires, les foyers infectieux chroniques latents, la survenue d'un choc psycho-affectif... En fait plusieurs facteurs du mode de vie et de l'environnement et du comportement se conjuguent pour déséquilibrer un terrain génétiquement prédisposé. La polyarthrite rhumatoïde est un parfait exemple de pathologie d'origine multi-factorielle. Dans ce sens, l'approche thérapeutique globale ne peut se concevoir avant une enquète complète comprenant un interrogatoire minutieux sur le mode alimentaire, sur le mode de vie et le contexte affectif, un panoramique dentaire, l'examen de toutes les cicatrices, un typage lymphocytaire, des sérologies virales (en particulier EBV et CMV), un profil protéique complet, un typage HLA.... Les considérations sur le diagnostic positif, tant biologique que radiologique, ainsi que sur le traitement chimique et immunologique sortent du cadre de cet article. Ce seront les observations sur les traitements alimentaire et vitaminique qui retiendront ici notre attention. Contrairement aux autres pathologies dégénératives, l'impact de l'alimentation a été particulièrement bien étudiée dans les arthrites en général, et la polyarthrite en particulier, que ce soit d'un point de vue préventif ou curatif. On a tout d'abord remarqué que la polyarthrite rhumatoide était une maladie presque inexistante dans les société de type primitif, ayant une alimentation de type traditionnel, alors que c'est une maladie en expansion croissante dans nos civilisations à alimentation de type "occidentale". D'une manière générale, on peut dire, comme pour toute maladie chronique, qu'une alimentation riche en aliments complets, en légumes, et en fibres, évitant les sucres raffinés, la viande et les graisses saturées est le modèle alimentaire idéal permettant d'en prévenir la survenue, et même de soutenir avantageusement le traitement de ce type de pathologie. Mais cette assertion est maintenant devenue d'une banalité bien plate, faisant dorénavant l'unanimité des courants nutritionnistes. Il est par contre intéressant de relever qu'il existe une hypothèse bien étayée, sur le rôle que les allergies alimentaires, et les graisses jouent dans la génèse du processus inflammatoire. Les allergies alimentaires: L'élimination systématique des produits alimentaires allergisants chez des malades atteints de pathologies rhumatismales en général, et de polyarthrite rhumatoïde en particulier a entraîné des effets bénéfiques rapides et démontrés. Lorsque ceux-ci ne sont pas trouvés, la mise en place d'une alimentation hypoallergénique systématique pendant une période d'au moins 6 semaines, suivie de la ré-introduction progressive et séquentielle des aliments réputés allergisants, apporte des résultats semblables. Virtuellement, tout aliment peut être allergisant, et se comporter comme un facteur aggravant en cas de polyarthrite. Mais les aliments les plus souvent retrouvés comme étant allergisants, et donc perturbants pour cette maladie sont: le blé, le seigle (d'une manière générale les aliments riches en gluten), le lait et les laitages (contenant du lactose), la viande de boeuf, et les légumes de la famille des solanacées (tomates, pommes de terre, aubergine, poivrons, piments, tabac...). Les graisses alimentaires: Certains acides gras participent pour une large part aux processus inflammatoires, en temps que précurseurs des prostaglandines de type PGE2 (que Mme Kousmine avait l'habitude d'appeler la prostaglandine de guerre), de thromboxane et de leucotriènes. La quantité de ces acides gras dans l'alimentation peut donc influencer de manière significative les processus inflammatoires dans un sens ou dans l'autre. L'acide arachidonique en particulier est un acide gras qui provient presque exclusivement de la viande et des produits laitiers et il participe largement à l'amplification des phénomènes inflammatoires en temps que principal précurseur des prostaglandines de type 2 et de certains leucotriènes. C'est ainsi qu'une alimentation de type végétarien stricte (donc sans dérivés de lait) apporte rapidement des effets bénéfiques sur l'état inflammatoire, probablement en abaissant la synthèse des prostaglandines de l'inflammation (type 2). De manière polaire, il est également possible d'agir sur les phénomènes inflammatoires en augmentant l'apport alimentaire des acides gras précurseurs des prostaglandines anti-inflammatoires (type 1). Dans ce sens, la consommation régulière de poissons des mers froides (maquereau, harang, sardine, saumon ...) qui sont riches en acide eicopentaenoïque (EPA) ce qui fournit ainsi à l'organisme les précesseurs biochimiques de ce que Mme Kousmine a appelé les prostaglandines de paix (PEG1). Une étude en double aveugle menée sur des patients atteints de polyarthrites chroniques avancées a clairement montré qu'une alimentation riche en acides gras polyinsaturés (dont 1,8 gr d'acide eicopentaenoique par jour), et carencée en graisses saturées, a entraîné une amélioration significative des valeurs biologique de l'inflammation. La supplémentation vitaminique ne devrait pas être nécessaire s'il est possible de consommer une fois par jour un des poissons précités. Une autre étude montre que des patients prenant systématiquement des compléments vitaminiques à base d'huile de foie de morue se sont considérablement améliorés sur le plan clinique et biologique. A ce sujet, l'huile de foie de morue semble être actuellement la supplémentation en EAP la moins coûteuse du marché... Le jeûne et le régime hypotoxique: Une étude déjà ancienne montre que les patients atteints de polyarthrite chronique bénéficient largement d'un jeûne, qui ne doit bien sûr être envisagé que dans le cadre stricte d'un établissement médicalisé spécialisé. Le jeûne supprime bien sûr d'une manière radicale l'apport d'aliments allergisants, et semble également agir sur le système immunitaire. Un jeûne hydrique, à base de jus est plus facile à conduire, et donne des résultats semblable. Une étude scandinave met en lumière l'efficacité de la cure de jus de légumes lorsque celle-ci est intégrée d'une manière périodique et systématique dans le mode de vie des malades atteints de polyarthrite. Une étude portant sur 13 mois, ayant eu lieu en Norgève à l'Hopital de rhumatologie d'Oslo mérite d'être décrite ici, car elle représente un modèle de restructuration alimentaire idéal. Deux groupes de malades atteints de polyarthrite chronique furent étudiés afin de déterminer les effets de l'alimentation sur leur pathologie. Le groupe traité a suivi un régime alimentaire thérapeutique alors que le groupe témoin pouvant manger "normalement" sans contraintes. Le groupe traité a d'abord commencé par un jeûne élargi de 10 jours avant de se soumettre au régime. La prise alimentaire pendant cette période de jeûne s'est limitée à des tisanes, de l'ail, des bouillons de légumes, des décoctions de pommes de terre avec du persil, et des jus de carottes, de bettraves, et de céleri. Aucun jus de fruit n'était autorisé. Après ce jeûne, les patients ont été soumis au nouveau modèle d'alimentation tel qu'il a été décrit au début de cet article, mais de manière très progressive, en ré-introduisant un nouvel aliment tous les deux jours. Si ce nouvel aliment ne provoque pas d'aggravation des symptômes de la maladie, alors un autre aliment est ré-introduit dans l'alimentation. Si au contraire la ré-introduction d'un nouvel aliment provoque une poussée inflammatoire (dans ce cas apparaissent dans les 2 à 48 heures qui suivent, des douleurs, des raideurs, et des gonflements articulaires), alors cet aliment est retiré de l'alimentation pendant une période de 7 jours avant d'être réintroduit une seconde fois. Si surviennent à nouveau des symptômes d'aggravation de la maladie, alors cet aliment est définitivement abandonné. Les résultats de cette étude ont montré qu'une courte période de jeûne, suivi d'un régime végétarien stricte a entraîné une amélioration considérable de la maladie chez beaucoup de patients. Les résultats globaux ont été de beaucoup supérieurs à ceux qui ont été obtenus par la seule élimination des allergènes alimentaires, et les auteurs de cette étude pensent que la différence dans les résultats est due à l'apport supplémentaire des acides gras poly-insaturés de la série oméga-3. Les compléments alimentaires: Un certain nombre de nutriments se sont montrés très efficaces dans le traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde. La plupart d'entre eux se comportent comme des anti-oxydants: EPA (Capsules d'huile de foie de morue, d'huile de saumon, d'huile de flétan...) Nous avons vu que dans une étude en double aveugle chez des patients atteints de polyarthrite chronique, il a été démontré qu'une alimentation riche en acides gras polyinsaturés de la série 3, associée à une réduction des graisses animales saturées a entraîné une amélioration significative sur les symptômes de la maladie. La supplémentation systématique des malades atteints de polyarthrite chronique constitue donc actuellement devenu un point essentiel de leur traitement. On peut dire que le traitement avec des capsules d'huile de foie de morue, d'huile de foie de saumon, ou d'huile de foie de flétan est aussi important pour le traitement de la PCE, que le traitement avec les capsules d'huile d'onagre ou d'huile de bourrache l'est pour la sclérose en plaques ! (expérimentations et statistiques à l'appui) SELENIUM Les taux sériques de sélénium sont bas chez les patients atteints de polyarthrite chronique. Cette constatation peut être importante sur un plan thérapeutique car le sélénium est connu pour jouer un rôle important comme anti-oxydant et est un co-facteur permettant l'activité biologique de l'enzyme glutathion-peroxydase, un des principaux "scravenger" des radicaux libres. Cette enzyme intervient également en réduisant la synthèse de prostaglandines PGE2 inflammatoires et de leucothrènes à partir de l'acide arachidonique. Or l'activité biologique des radicaux libres, des oxydants, des prostaglandines PGE2 et des leucotriènes sont responsables des dégâts tissulaires que l'on rencontre au cours de la polyarthrite chronique, et le déficit chronique en sélénium augmente (par défaut) l'importance de ces destructions. De études cliniques n'ont pas encore clairement prouvé qu'une supplémentation en sélénium seule pouvait améliorer les signes cliniques et biologiques de la polyarthrite chronique, mais une étude met en évidence que l'utilisation du sélénium, conjointement à la vitamine E a eu des effets très positifs. Néanmoins, la prescription de sélénium peut être justifié dans le traitement de cette pathologie, d'une part en raison de sa carence démontrée dans le sang des malades, et d'autre part en raison de son action synergique avec d'autres auti-oxydants. VITAMINE E La vitamine E est un anti-oxydant important qui agit également comme cofacteur du glutathion-peroxydase, et d'autres enzymes anti-oxydants, comme la super-oxyde-dismutase (S.O.D.). La vitamine E présente également un petit effet anti-inflammatoire en liaison avec son action sur la synthèse des prostaglandines de type 1. La supplémentation en vitamine E, en association sélénium a une activité prouvée sur la polyarthrite chronique, et leur prescription se trouve justifiée. ZINC Le zinc est également un anti-oxydant et est un des cofacteurs permettant l'activité de la super-oxyde-dismutase, et association avec le cuivre et le manganèse. Comme pour le sélénium, on a remarqué que les taux de zinc sériques étaient généralement bas chez les malades atteints de polyarthrite chronique. Certaines études ont montré une activité thérapeutique de certains sels de zinc (sulfate) dans le traitement des polyarthrite chronique. MANGANESE Le manganèse est un des cofacteurs permettant l'activité anti-inflammatoire de la super-oxyde-dismutase. Aucune étude n'a encore mis en évidence l'activité thérapeutique directe du manganèse, mais cette substance a une activité anti-allergique puissante, et semble abaisser la réceptivité des allergènes alimentaires. C'est probablement à ce titre que son action peut se justifier dans le traitement de la polyarthrite chronique. VITAMINE C La vitamine C est un des principaux anti-oxydants. La prescription de vitamine C augmente l'activité anti-inflammatoire de la SOD, abaisse l'histamine sérique et a une activité anti-inflammatoire directe. Elle doit être prescrite systématiquement dans la polyarthrite chronique. Elle peut également être utilisée avec avantage en haute dose sans inconvénients (10 à 100 gr) en perfusion, lors des poussées inflammatoires de la maladie. S.O.D. Cet enzyme est un puissant anti-oxydant naturel dont le rôle biologique est la protection des cellules et des tissus de l'agression des radicaux libres. Malheureusement, la forme orale est totalement inefficace, car l'enzyme est complètement détruite lors de la traversée de l'estomac. J'ai par contre obtenu des résultats spectaculaires et rapides dans les poussées de lupus graves, et de polyarthrite rhumatoide avec la forme injectable de la SOD, permettant d'éviter le recours aux corticoïdes (mais cette forme n'est malheureusement pas disponible sur le marché européen). ENZYMES PROTEOLYTIQUES Un certains nombres d'enzymes protéolytiques ont été proposés pour leurs effets anti-inflammatoires. Les enzymes pancréatiques (Carzodelan, Wöbe-Mugos N) ou de certaines plantes telles que l'ananas qui fournit la bromélaïne ont montré des activités anti-inflammatoires certaines, dont l'action peut être intéressante pour le traitement de la polyarthrite chronique. Leur action la plus remarquable semble être de réduire l'enflure des articulations atteintes par la maladie en favorisant l'élimination des immuns-complexes localisés à leur niveau. Afin d'avoir une meilleure réponse thérapeutique, leur prise est recommandée loin des repas. FLAVONOIDES Plusieurs biflavonoïdes ont montré des effets certains lors d'études expérimentales sur des malades présentant un polyarthrite rhumatoide. Certaines inhibent les décharges de l'histamine et évitent ainsi la production des leucotriènes inflammatoires. Pour avoir un meilleur effet thérapeutique, les flavanoïdes doivent être pris en dehors des repas, avec les enzymes protéolytiques ou la bromélaïne. L'association thérapeutique des flavonoïdes, des enzymes protéolytiques et de la vitamine C s'est montré plus efficace que les anti-inflammatoires non-stéroïdiens NIACINAMIDE Un étude bien très menée, mais déjà ancienne, a fait état du résultat très positif du traitement de plusieurs centaines de patients présentant une polyarthrite chronique et soumis à de hautes doses quotidiennes de niacinamide (900 à 4000 mmg par jour). Mais à ces hautes doses, cette vitamine peut se montrer toxique pour le foie et nécessite une surveillance qui la rend d'utilisation difficile, voire inutile. TRYPTOPHANE Un certain nombre d'études ont prouvé que cet acide aminé pouvait être bénéfique dans l'arsenal thérapeutique de la polyarthrite chronique. Mais le L-Tryptophane est maintenant connu pour avoir provoqué chez un nombre non négligeable de malades, la survenue de pathologie auto-immunes graves iatrogènes (myosites auto-immunes, sclérodermies ... ) ce qui rend son utilisation très suspecte. CUIVRE Le salicylate de cuivre est une forme d'aspirine qui donne de meilleurs résultats dans la lutte contre la douleur et l'inflammation que l'aspirine simple. Le port de bracelets de cuivre pour lutter contre les douleurs rhumatismales est connu depuis l'antiquité. Une étude autrichienne, menée en double aveugle, a prouvé la réalité et le mécanisme de ce phénomène . Le cuivre est, avec le zinc, un des cofacteurs qui rendent actif la S.O.D. Sa carence peut entraîner une plus grande sensibilité tissulaire à l'agression des radicaux libres. Les plantes thérapeutiques: Un certain nombre de plantes ont des effets anti-inflammatoires non-négligeables, et peuvent être utiles lors des poussées inflammatoires de la polyarthrite chronique évolutive. Citons:
Nous ne détaillerons pas ici les effets particuliers de chacune de ces plantes. Il existe de nombreuses publications, et expérimentations mettant en évidence leur efficacité. Cette approche phytothérapique sort du cadre de cet article, mais n'est pas sans intérêt. Les aliments particuliers: Bien que leur concentration soit moindre que dans les nutriments, il est également possible de trouver les substances décrites précédemment dans certans aliments, qui pourront compléter l'alimentation de base des malades. L'importance des flavonoides pour les tissus articulaires a été envisagée plus haut. Plusieurs d'entre eux ont montré des effets bénéfiques dans des études expérimentales, il est possible de les trouver dans divers aliments tels que les fruits citriques, les baies et les cerises. L'ananas frais est une excellente source de bromélaïne, un enzyme anti-inflammatoire connu. Pendant les poussées inflammatoires, la consommation de jus d'ananas frais, qui peut être mélangé à du jus de gingembre frais (zingiber off.) pourra se montrer très bénéfique. Synthèse: Essayons de faire le point. Après cette longue énumération de produits ayant une efficacité certaine sur les symptômes de la polyarthrite chronique évulotive, nous en sommes pratiquement au même point qu'avec les armes thérapeutiques chimiques, bien que ces produits soient beaucoup moins toxiques, agressifs et iatrogènes que les anti-inflammatoires, les corticoïdes, les anti-mitotiques et autres substances classiquement employées. Ils sont cependant parfois indispensables dans les formes cliniques particulièrement agressives. Signalons ici notre préférence pour les sels d'or qui, lorsqu'ils sont tolérés et efficaces, sont très complémentaires des traitements biologiques. En pratique, l'utilisation des vitamines sous forme de complexes permet d'éviter la multiplication des prises de comprimés. On pourra ainsi conseiller un complexe d'anti-oxydants avant les repas, et un complexe de vitamine C associée aux flavonoïdes entre les repas, associé éventuellement à un complexe enzymatique. Pour ma part, j'ai toujours gardé la préférence de la prescription des métaux et des métalloïdes à la forme catalytique et non à la forme pondérale, et selon l'approche psycho-biologique telle que l'a décrite Ménétrier. Le choix des oligo-éléments dépend de l'expression de la diathèse de base, des diathèses évolutives, et du syndrome de désadaptation. Celà permet d'individualiser les prescriptions. Je n'utilise pas d'oligo-éléments mélangés, mais l'alternance quotidienne, le matin à jeûn, des unitaires et des complexes propres à la méthode originale de la médecine fonctionnelle. Celà a toujours donné d'excellents résultats dont le plus évident est la baisse rapide de la vitesse de sédimentation. Les formes sévères et les poussées très inflammatoires peuvent bénéficier pendant les crises des perfusions de vitamine C à haute dose (et de quelques injections de SOD en intra-musculaire), associées aux plantes anti-inflammatoires, et si nécessaire, aux anti-inflammatoires chimiques. Il s'agit toujours d'épisodes ponctuels qui doivent trouver une solution rapide. (ne pas oublier l'importance, et la grande efficacité pendant ces crises du jeûne de jus de légumes, de l'alcalinisation et des lavements rectaux quotidiens !) Mais le traitement ne commencera à être étiologique que lorsque l'on aura éradiqué les foyers infectieux chroniques (amygdaliens surtout), que l'on aura traité les granulomes dentaires et les cicatrices s'il y en a, et que l'on aura mis en place une alimentation hypotoxique et hypo-allergique, une hygiène intestinale convenable, et surtout une immunothérapie ("Cure de Vaccins"). Cet ensemble de mesures permettront, dans un nombre assez grand de cas, d'obtenir une disparition complète et durable des symptômes, et une négativation des critères biologiques de cette maladie. Les oligo-éléments seuls sont continués sans jamais être arrêtés, étant complétés pendant la saison froide par les vitamines précitées. Il faudra également toujours surveiller ces patients sur le plan infectieux, alimentaire et psychologique, qui sont les trois principales causes d'une rechute, comme dans toutes les pathologies dégénératives et auto-immunes.
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