Prévention du Cancer

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Dans les années cinquante, le Docteur Catherine Kousmine a publié un petit opuscule afin de faire connaître ses premiers résultats et promouvoir la création d’un Institut du Cancer avec application de méthodes nouvelles dans la prophylaxie et dans la prévention de la rechute en complément des traitements habituels. Vous pourrez vérifier à quel point les idées de Catherine Kousmine étaient novatrice et sont encore et plus que jamais d’actualité.  (Dr Alain BONDIL)

 

AVANT-PROPOS

Dans la plupart des pays, des savants sont à la recherche d'un remède efficace contre le cancer. Mais jusqu'à maintenant, seules la chirurgie et la radiothérapie ont donné certains résultats, dont la valeur est malheureusement compromise par la menace d'une rechute le plus souvent fatale.

A Lausanne, une équipe de chercheurs, composée de Mme C. Kousmine, Dr en médecine, et de MM. Strojewski et Gaillard, pharmaciens-chimistes, s'est attaquée au même problème et a obtenu, après dix ans d'efforts, des résultats importants, en ce qui concerne surtout la prévention de la rechute.

Mais un si petit groupe, quelle que soit l'abnégation de ses membres, ne peut poursuivre seul un travail- d'une telle envergure et d'une telle importance sociale. Il se trouve placé aujourd'hui devant l'alternative : abandonner son effort ou lui donner une base élargie.

Un groupe d'amis, conscients qu'un abandon serait regrettable, que les efforts déployés par Mme Kousmine et ses collaborateurs méritent d'être soutenus et leurs résultats connus dans un plus large public, a décidé la publication de cette brochure, dans l'espoir, qu'avec l'appui de l'initiative privée et des pouvoirs publics, un Institut pourra être créé à Lausanne, qui apportera aux nombreuses victimes du cancer un soulagement et un espoir, sinon une certitude.

La première partie de cette brochure comprend l'exposé des principes ,qui sont à la base des -nouvelles méthodes proposées. Elle est suivie de quelques cas précis tirés de la pratique de Mme Kousmine. Enfin, un projet d'organisation et de plan financier précise l'ordre de grandeur des sommes qu'il faudrait réunir pour que l'Institut que nous espérons réaliser puisse prendre vie.

La prévention du cancer

par : 

Dr Méd. Catherine KOUSMINE,

Lauréate de l'Université, à Lausanne 

Maurice STROJEWSKI-GUEX,

pharmacien-chimiste, à Lausanne 

Jean-Pierre GAILLARD,

pharmacien-chimiste, à Veytaux

 

INTRODUCTION

 

Jusqu'à ces dernières années, on parlait le moins possible du cancer, et on se gardait surtout d'en rien dire au malade qui en était atteint. La maladie paraissait à la fois mystérieuse et implacable. On se sentait démuni de tout moyen d'en empêcher l'apparition, d'en modifier l'évolution.

On s'est rendu compte que cette attitude psychologique négative était une erreur. On s'efforce maintenant de renseigner le public en général, l'entourage du malade plus particulièrement. Le profane sait aujourd'hui .que le cancer est un mal grave; il sait que si l'on intervient à temps, -on peut par l'opération chirurgicale et les Rayons X en arrêter au moins momentanément l'évolution, obtenir des survies plus ou moins longues et parfois la guérison.

On sait aussi que les opérés ou les cancéreux qui ont subi un traitement par irradiation sont menacés de rechutes. Pour cette raison, ces malades sont soumis à un contrôle périodique, dans notre région par le Centre anticancéreux romand (CACR).

cette contradiction : d'une part, le médecin renvoie le malade à la maison le plus souvent sans aucun traitement et d'autre part, il le soumet à un contrôle qui prouve bien que le malade est toujours en danger. Que fait le malade qui vient de subir un choc opératoire important et qui a été ou est encore soumis à la fatigue des rayons X ? Il reprend une vie, normale, recommence son travail, et retombe dans les conditions qui ont permis l'éclosion de la maladie, conditions qui souvent sont encore momentanément aggravées par le traitement qu'il vient de suivre.

Quoi d'étonnant dès lors si les traitements subis par le malade ne lui procurent dans la majorité des cas qu'une rémission dont la durée ne s’étend pas au-delà de quelques mois à quelques années, et si pour le cancer du sein par exemple, 7 femmes sur 10 meurent dans,les 5 ans qui suivent l'opération !

Il est évident, au simple bon sens, qu'un être qu'il faut surveiller afin de détecter une rechute, n'est pas un être bien portant: il s'agit d'un malade ,et il faut le traiter. Est-il possible de le faire ? si oui, dans quelles conditions et par quels moyens ?

Pour le malade sorti de l'hôpital, le Centre anticancéreux romand, seule institution existant actuellement, assure la surveillance de son état, afin de constater et de traiter la rechute (pour le malade privé, son chirurgien).Le C.A.C.R. est avant tout un centre de recherches et ne peut pas vouer le temps souhaitable à la prévention cancéreuse et à la prophylaxie', de la rechute.

Il y a donc place à côté de lui pour une activité médicale à laquelle l'accroissement de la fréquence des maladies cancéreuses confère un caractère d'urgence.

Cette activité s'adresse :

1° Aux malades libérés de leur première atteinte cancéreuse. Elle est destinée à augmenter leurs chances de survie, en les ramenant à un état de santé bien antérieur à l'apparition du cancer, alors qu'ils étaient encore réellement bien portants.

2° Aux grands malades condamnés à mort, réintégrés dans leurs familles et auxquels la médecine classique n'offre actuellement que des doses progressives et abrutissantes de calmants.

 

La fréquence du cancer est en progression constante : un individu sur six meurt actuellement du cancer. Bientôt l'espoir d'échapper aux tour­ments physiques et moraux causés par cette maladie, l'espoir de n'avoir aucun être cher, aucun des siens atteint, sera réduit à néant. Grande est la misère des malades, mais grands également sont le désarroi et la souf­france des familles auxquelles ils appartiennent. Ce sont des parents très chers, déjà âgés, dont on aimerait adoucir les derniers jours, mais combien souvent, actuellement, des époux ou des épouses encore jeunes, qui sont le soutien de toute une famille. Le conjoint bien portant, autant que le malade se demande journellement et avec angoisse combien de temps la guérison provisoire durera et si l'on ne pourrait pas utiliser ce premier répit, alors que les forces vitales sont encore là, pour mettre un obstacle à la rechute. Les résultats exposés ci-après montrent, croyons-nous, qu’il est. possible d'apporter à la situation actuelle une amélioration sensible.

POSITION DU MÉDECIN

Devant la misère du malade, le médecin n'a le choix qu'entre deux attitudes : ou bien il doit se contenter du patrimoine scientifique qui lui est légué par ses maîtres, prendre son parti de son impuissance, se durcir, ou bien il doit entrer activement dans la lutte et ceci n'est possible, étant la grande difficulté du problème, que s'il met au service de cette cause tout son temps libre, toute sa foi, et toutes les forces qui lui sont données, autrement dit, cela ne devient possible qu'au prix d'un très grand sacrifice. Ce sacrifice, cependant, est consenti par de nombreux collègues qui n'ont pas pu rester indifférents à l'atroce et lente déchéance, surtout de jeunes enfants, d'adolescents, de jeunes mères ou pères de famille, étouffés, lentement et infailliblement par l'affreuse maladie. La situation est d'autant plus cruelle que le diagnostic est en général posé à un moment où ils paraissent encore prospères et pleins de vie. Seule la recherche à tout prix de moyens de combat meilleurs peut, dans ce cas, calmer la conscience du médecin et lui enlever le sentiment de culpabilité qui l'assiège tant qu'il ne lutte pas activement.

 C'est de cette révolte contre le sort cruel et injuste d'êtres jeunes et beaux, que sont nés les dix ans d'efforts et de recherches exposés ci-après. Ils représentent plus de dix mille heures de travail, le sacrifice de plus onze mille animaux de laboratoire sur lesquels ont été pratiquées plus de deux mille expériences, le tout se soldant par une dépense de l'ordre de six cent mille francs.

 Ces recherches sont pénibles, car, contrairement à ce qui se passe dans d'autres domaines, tous les chercheurs ne cessent d'obtenir des résultats paradoxaux, et toutes les vérités partielles que l'on obtient avec beaucoup de peine et d'efforts doivent être contrôlées et recontrôlées avant d'être. admises comme valables. Il est probable que cela est dû au fait que le cancer est l'aboutissement final et uniforme de désordres fort divers passant par des étapes variables. Ces résultats paradoxaux ont amené, dans le monde médical, un scepticisme d'autant plus difficile à vaincre, que des milliers de chercheurs disposant de moyens illimités essaient, dans le monde entier, de résoudre ce problème.

             Ayant pris connaissance de tous les paradoxes inhérents à ce domaine, il nous a semblé évident que pour faire des progrès il fallait reprendre le problème par la base et créer une optique nouvelle. Une telle façon de  faire ne pouvait qu'éveiller de l'incompréhension, voire de l'indifférence de la part de ceux qui ne croient pas actuellement possible de lutter efficacement contre certaines formes de cancer.

 

MÉCANISME DU CANCER

             Que savons-nous actuellement de sûr et de valable au sujet du cancer ? Tout le monde sait que la maladie cancéreuse est caractérisée par l'apparition de cellules anormales qui forment une grosseur n'importe où dans l'organisme. Cette grosseur a une tendance à croître indéfiniment. En même temps, elle abandonne au sang, à la lymphe, des cellules vivantes, qui vont se fixer n'importe où dans l'organisme. A ce moment elles peuvent, soit rester à l'état quiescent, soit se diviser et reformer de nou­velles, grosseurs, appelées métastases , qui croissent à  leur tour avec une vitesse variable d'un cas à l'autre, et ceci jusqu'à l'épuisement du malade. Pour pouvoir lutter efficacement contre un pareil phénomène, il fallait en étudier le mécanisme, comprendre en quoi une cellule cancéreuse diffère d'une cellule saine, comprendre dans quelles conditions un pareil phénomène se produit.

            En quoi une cellule cancéreuse diffère-t-elle d'une cellule normale ? On sait actuellement que, tandis que les cellules normales sont spécia­lisées pour remplir des fonctions bien définies, telles que sécrétion du lait pour une cellule de la glande mammaire, contraction pour une cel­lule musculaire, etc., la cellule cancéreuse s'est spécialisée dans une seule

fonction qui est sa propre reproduction et a plus ou moins oublié toutes les autres. Ainsi toutes les cellules cancéreuses, quelle que soit leur provenance, se ressemblent et cela d'autant plus que la tumeur est plus maligne et croît plus rapidement. Or, croître et se reproduire est une propriété cellulaire fondamentale, que possède toute cellule. C'est en particulier la seule chose que sache faire l’œuf, et en cela la cellule cancé­reuse devient semblable à l’œuf, ou aux cellules embryonnaires. Une cellule cancéreuse est donc une cellule simplifiée dans ses fonctions : elle se nourrit, respire - ce qui lui fournit de l'énergie - croît et se divise.

            Les différences essentielles entre les cellules normales et cancéreuses sont les suivantes :                    

            La cellule normale réalise une vie communautaire grâce à la présence des systèmes fermentaires spécifiques à chaque espèce de cellule ; elle est spécialisée dans une fonction donnée, au service de l'ensemble. La cellule cancéreuse ne synthétise plus ces ferments.

            La cellule normale respire en utilisant l'oxygène de l'air. La cellule cancéreuse respire anormalement car elle ne sait plus utiliser l'oxygène de l'air.

            Ces deux caractéristiques de la cellule cancéreuse la rapprochent des cellules embryonnaires et des cellules jeunes, celles préposées, par exemple, à la réparation d'une plaie.

             

MOYENS CLASSIQUES DE LUTTE ANTICANCÉREUSE

 Ils consistent à enlever chirurgicalement les masses cellulaires malades aussi complètement que possible, à les détruire par les rayons X ou le radium, ou encore à introduire dans le corps du malade des poisons auxquels les cellules cancéreuses sont plus sensibles que les cellules saines.

A toutes ces méthodes il y a une limite. Le chirurgien n'est que rarement en mesure de tout enlever. Le radiothérapeute ne peut irradier sans dommages qu'une faible partie du corps, celle où se trouve la tumeur ou celle où sont supposées se trouver les cellules invisibles laissées par le chirurgien. L'analogie même entre les cellules normales et les cellules cancéreuses, ces dernières n'étant en quelque sorte que des cellules rajeunies, limite l'utilisation des poisons chimiques : la résistance des cellules normales à ces poisons n'est en effet que légèrement plus grande que celle des cellules cancéreuses. Les résultats obtenus sont précieux mais forcément limités.

 

PROPOSITION D'UNE MÉTHODE NOUVELLE

 Dix ans d'efforts continus nous permettent aujourd'hui d'affirmer qu'il est possible d'apporter une aide meilleure aux malades.

Tant qu'il s'agit de grosses masses tumorales, le corps ne pouvant assurer lui-même leur destruction, il faut le faire à sa place et lui venir de par les méthodes classiques. Par grosses masses nous entendons des tumeurs qui se manifestent à l'observateur par les symptômes qu'elles provoquent, des tumeurs visibles à l’œil nu.

Mais avant d'être visible à l’œil nu, le cancer est microscopique Que se passe-t-il. alors ? Notre organisme est-il capable ou non de se défendre efficacement contre le cancer microscopique ? Tout ce qu'il est possible d'observer permet de répondre par l'affirmative, mais seulement dans certaines conditions.

La nature se trompe souvent. Un individu sur cent au moins a quelque chose qui n'est pas fait comme chez les autres : des pieds palmés ou bots, un orifice du cœur mal fermé, la lèvre fendue, une mamelle sur-numéraire, un grain de beauté, etc. Notre corps est formé de 6o trillions  de cellules. Une cellule devient cancéreuse dès que certains ferments ne sont plus présents dans des proportions voulues. Comment s'imaginer que sur une pareille masse cellulaire, l'erreur qui conduit au cancer ne se produise pas constamment et cela chez chacun de nous ? Mais nous ne devenons pas tous cancéreux. Ne peut-on pas en conclure qu'il est hautement probable qu'un organisme normal possède toutes les armes nécessaires pour détruire ces cellules au fur et à mesure de leur production et que c'est l'insuffisance de cette police du corps qui. fait que le cancer peut se développer.

Dès lors, nous arrivons à l'idée maîtresse qui a servi de canevas à tous nos travaux : le corps sain possède tout ce qu'il faut pour détruire le cancer. Il s'agit de trouver ce que c'est. Si ce sont des corps chimiques que l'organisme a désappris à produire (comme c'est le cas dans le diabète ou le crétinisme par exemple), il est peut-être possible de les découvrir, de les isoler et de les donner aux malades.

 Comme nous venons de le dire, des faits nombreux viennent nous montrer que tout se passe comme si l'organisme bien portant était capable de détruire la cellule cancéreuse. Au laboratoire, parmi des animaux qui, spontanément, présentent avec une très grande constance le cancer mammaire et chez lesquels une greffe tumorale réussit dans les 95% des cas l'on rencontre toujours des spécimens très beaux et incancérisables, aussi bien par greffe que par l'application de cancérigènes violents.

 L'on sait aujourd'hui que plus de 90% des vieillards âgés de plus de 8o ans ont des cellules cancéreuses dans leur prostate. Chez la femme, l'examen systématique des glandes mammaires a révélé la présence régulière de cellules cancéreuses à  partir d'un certain âge ; il n'en est pas moins vrai que peu de vieillards meurent du cancer de la prostate, et peu de femmes du cancer du sein.

 Un fait encore plus important, prouvant que même le cancéreux est capable de détruire ses cellules cancéreuses, est le suivant. Un cancer du sein est enlevé. Quelques années plus tard une rechute apparaît, et c'est bien souvent une rechute localisée au squelette et au squelette seul. Avant d'avoir été enlevée, la tumeur-mère a donc envoyé des cellulesfilles partout, dont la plupart ont péri et ce ne sont que celles qui ont abouti au squelette qui se sont développées, y trouvant un terrain plus favorable, c'est-à-dire une résistance ou une police amoindries. Ces cellules peuvent ainsi végéter dans le squelette pendant 20 et 30ans pendant lesquels les conditions nécessaires à leur prolifération ne sont pas remplies. Puis brusquement, sous l'influence d'une infection aiguë par exemple, la police qui les tenait en échec faiblit et la maladie, de latente, devient manifeste.

 

L'état du terrain, pour le développement d'un cancer, joue donc un rôle très important.

 Nous avons étudié, au cours des dix dernières années, le rôle de nombreux facteurs physiologiques dans l'apparition du cancer et avons noté ceux qui favorisent la prolifération cellulaire et ceux qui s'y opposent.

 L’on sait aujourd'hui, à la suite des travaux de Carrel sur la culture des tissus, que des cellules détachées de l'organisme peuvent, dans certaines conditions précises de nutrition, être maintenues en vie et proliférer indéfiniment. Or, les cellules qui composent ces cultures se multipliant, leur nature change peu à peu, leur mode de vie se rapproche, toujours plus de celui des cellules cancéreuses et leur re transplantation dans l'organisme animal est susceptible de produire une tumeur. Ces cellules séparées du corps se comportent donc comme des cellules cancéreuses. Quelle est la différence essentielle entre une cellule cultivée et la même cellule tant qu'elle fait partie de l'organisme ? Tandis que la cellule cultivée est libre, la cellule qui fait partie de l'organisme est contrôlée par le système nerveux, qui coordonne l'ensemble et règle en particulier les phénomènes de croissance. Les cancers, nous le savons, ne possèdent , pas une innervation normale. Le tissu cancéreux est insensible. Le cancer. ne fait absolument pas mal au début et les douleurs des grands cancéreux sont dues à la révolte, la compression, la destruction et l'inflammation des tissus avoisinants.

 De quelle nature est le contrôle que le système nerveux exerce sur les cellules ? Est-il énergétique ou substantiel ? Nous connaissons depuis longtemps le contrôle énergétique exercé par les nerfs sur les tissus de notre organisme. Mais des travaux récents ont montré que de la matière coule constamment le long des nerfs, des centres vers la périphérie et que le nerf cède constamment de la matière aux cellules qu'il innerve. D'autre part le tissu nerveux est le seul qui se répare avec une lenteur extrême et dont les cellules ne se multiplient pas au cours de l'existence.

 La différence de vitesse de croissance entre les nerfs et les autres cellules nous donne une explication valable du mécanisme de réparation des plaies. En effet, la rupture du filet nerveux permet une prolifération cellulaire destinée à combler la brèche. Quand la réparation, du filet nerveux est achevée, les phénomènes de prolifération s'arrêtent. Si la réparation du filet nerveux tarde, il se forme une cicatrice boursouflée, appelée chéloïde, dont la structure est en tous points semblable à celle d'une tumeur bénigne. De là à penser que le système nerveux contient des substances anticroissance, il n'y avait qu'un pas.

Nous nous sommes donc appliqués à fractionner la matière cérébrale et à vérifier l'action des différentes fractions obtenues sur le cancer. mammaire greffé à la souris blanche. De cette façon, nous avons pu identifier la fraction qui possède l'action inhibitrice sur la croissance, dont nous avions soupçonné l'existence. Après de longues et laborieuses puri­fications nous avons pu déterminer que ce sont des corps chimiques bien connus sous le nom de cérébrosides, qui possèdent cette propriété.

 La constitution de ces corps est comme depuis de nombreuses années, mais leur fonction avait été totalement ignorée jusqu'à présent. Les cérébrosides administrés à l'animal, porteur d'une greffe cancéreuse, ralentissent le développement de la tumeur mais ne l'empêchent pas totalement. Nous tenions ainsi un premier corps naturel, utile dans la lutte physiologique contre le cancer. Ayant acquis ce résultat, nous avons fractionné par les mêmes méthodes tous les tissus de l'organisme, mais nous n'avons pas pu mettre en évidence d'autres facteurs tissulaires freinateurs certains. Nous avons pris ensuite, les unes après les autres, toutes les substances actives connues de notre corps et qui ont été isolées à l'état pur, toutes les vitamines et avons étudié si elles étaient freinatrices, activatrices ou sans action sur la croissance tumorale. Ces essais ont permis de déterminer trois catégories de substances.

 I)         Les corps doués d'une action accélératrice, tels le fer et le sodium, les sels biliaires, les corps gras, la cholestérine, les extraits placentaires, embryonnaires et tumoraux, les vitamines BI2, E, H, l'acide folique et la désoxycorticostérone

 2)         Les corps doués d'une action freinatrice, telles, outre les cérébrosides, les vitamines A et C.

 3)         Les corps doués d'une action tantôt activatrice et. tantôt freinatrice, suivant les doses employées et les conditions du sujet, telles la vitamine Bl, la thyroxine. (Signalons, en passant, que les substances radioactives et les rayons X sont également doués de propriétés ambivalentes.)

 Chaque jour on administre aux cancéreux, par ignorance, l'une ou l'autre des substances activatrices en tant que toniques, antianémiques, purgatifs, etc. En outre, et par ignorance toujours, on ne prête aucune attention aux aliments que le cancéreux ingère ; parmi ceux-ci figurent de nombreux corps accélérateurs directs de la croissance tumorale, telle la cholestérine, ou indirects par augmentation de la production biliaire qu'ils provoquent, telles les graisses. Le cas suivant illustre de façon dramatique l'importance de la connaissance des produits activateurs du cancer.

 Cas C. D.: (née en 1914)

 En été 1953, soit à 39 ans, opération pour un cancer du sein suivie de radiothérapie. Cette dernière fut très mal supportée et suivie de troubles digestifs et hépatiques incessants. La malade reçut dès le début de 1955 de la désoxycorticostérone de façon régulière ; dès septembre 1955, fut traitée en plus par du fer, de la vitamine B12, de l'acide folique et des extraits placentaires (soit en tout 5 substances stimulatrices de la croissance cancéreuse). En octobre 1955, rares métastases dans les os du bassin. En mars 1956, soit après 4-5 mois de ce traitement, le bassin et la colonne sont farcis de masses cancéreuses, 4 vertèbres sont fracturées. La suppression de ces traitements et leur remplacement par un traitement hormonal, un régime sévère, un apport abondant de vitamines et d'extrait de foie, supprime les troubles digestifs et hépatiques, fait disparaître les atroces douleurs et permet en 6 mois la consolidation des fractures. En janvier 1957 l'état de la malade continue à s'améliorer elle se lève et marche.

 Ces notions étant acquises, il était extrêmement important de voir si l'apparition de la maladie cancéreuse n'était pas précédée par une dysfonction, amenant une perturbation du taux physiologique des substances activatrices ou freinatrices et d'étudier ensuite le moyen d'y remédier. On sait qu'un des principaux régulateurs des taux physiologiques est le foie. Le foie est la glande la plus volumineuse de notre organisme. Il a tous les jours à effectuer un travail énorme; il ne se repose jamais, mais il ne peut pas tout faire simultanément. Il a une tâche diurne qui est digestive. De nuit, il fait la voirie de notre corps, il le nettoie, il en détruit les scories, il détruit l'excès des hormones. Tout ce qui nous fatigue, le fatigue. Sa fatigue se compose donc de la somme des difficultés que nous rencontrons au cours de la journée ; il additionne notre travail, nos soucis, nos colères, nos infections et nos fautes alimentaires.

 Que se passe-t-il chez un fragile hépatique ? Chaque fois que pour une raison ou pour une autre le foie se trouve en retard de fonction, le taux de la bile dans le sang augmente ; c'est même là un des tests principaux employés au laboratoire pour déceler la fatigue hépatique. En effet, normalement le foie fabrique la bile aux dépens d'éléments qu'il puise dans le sang, la déverse dans l'intestin d'où elle est reprise par le sang et ramenée au foie. Lorsque le foie est fatigué, il n'arrive plus à libérer le sang de la bile qu'il contient : le taux de bile augmente dans le sang. Or, nous avons vu que les éléments de la bile favorisent et activent la croissance du cancer. Donc, chaque fois qu'un malade, un cancéreux ne ménage pas son foie, la croissance des cellules cancéreuses dont il est encore porteur se trouve stimulée. Il est tout à fait exceptionnel que les malades soient éclairés à ce sujet.

 Quels sont les facteurs péjorant ou améliorant la fonction du foie ?

 Facteurs défavorables

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 Tension nerveuse (soucis), manque de sommeil.

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Excès et fautes alimentaires.

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Constipation et fatigue excessive.

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Infections chroniques et récidivantes.

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Abus d'alcool, de tabac, de médicaments (calmants et analgésiques, antibiotiques).

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Rayons X, radium, en l'absence de protection hépatique.         

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Intoxications professionnelles ou non.

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Aliments lourds : graisses, oeufs, chocolat, lait naturel et tous les aliments traités chimiquement.

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Certains médicaments.

 

Facteurs favorables

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 Détente nerveuse.

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Sport modéré.

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Grand air et soleil modéré.

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Sommeil (8 à 9 heures au minimum).

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Certaines vitamines, sans excès, certains acides aminés lipotropes, les extraits hépatiques, les cholagogues.

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Les fruits et légumes frais et crus.

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Viandes maigres, produits laitiers transformés (yoghourt, séré [Quark], fromages divers).

 

Il découle du tableau ci-dessus que l'on peut influencer la fonction hépatique :

 1. Par des médicaments.

2. Par un mode de vie.

             Le cancéreux, qui est un fragile hépatique, doit donc se soumettre à un régime de vie qui améliore la fonction de son foie. Ce régime doit être suivi d'autant plus strictement que sa maladie est plus grave et de date plus récente. Le cancéreux ayant été un hépatique avant d'être un cancéreux, il est logique d'établir un parallèle entre l'augmentation de la fréquence du cancer et celle des troubles hépatiques.

 L'apparition toujours plus fréquente de ces troubles chez les enfants est. particulièrement grave : tantôt, ce sont des maux de ventre récidivants localisés avec prédilection au nombril, des vomissements cycliques tantôt, ce sont des troubles nerveux : l'enfant devient colérique, il, est toujours fatigué, inattentif à l'école, désagréable à la maison, il est pâle,maigre, inappétent.

 De nos jours, les mères semblent avoir complètement oublié qu'un enfant est un enfant ; combien d'enfants, dès l'âge de 10 mois, mangent de tout à la table de famille. Ils n'ont pas encore une année qu'on leur ,administre déjà du chocolat dans leurs biberons plusieurs fois par jour. Dès qu'ils ont passé l'année; on leur donne du beurre 3 à 4 fois par jour ; à 7 ans, des aliments à base de cacao, riches en lécithine ; on leur ajoute du beurre dans le potage familial, pourtant déjà additionné de corps gras.

Et cela n'est pas tout : les parents ont 'oublié que les enfants: ont besoin de sommeil nos écoles deviennent de plus en plus exigeantes et enfants en pleine croissance veillent jusqu'à 10 et 11 heures du soir pour faire leurs devoirs ! Nos apprentis travaillent 8 heures par jour et doivent préparer leurs devoirs le soir après le travail ou le dimanche et n' ont droit qu'à 15 jours de vacances par année. Le surmenage alimentaire et nerveux entraîne une foule de troubles qui, chez l'enfant, sont en général facilement réversibles et disparaissent en 3 à 6 semaines par la simple reprise d'une bonne hygiène. Cette notion n'est pas suffisamment connue et les enfants sont traités indéfiniment par des médicaments palliatifs.

D'autres enfants plus robustes, ne présentent pas de désordres évidents et ce n'est qu'à l'âge adulte qu'apparaissent chez eux les troubles hépatiques divers. C'est donc chez les enfants qu'il est de toute importance d'éliminer les fautes grossières d'alimentation et d'hygiène générale.

 

Voici trois exemples typiques des faits que nous venons de décrire  illustrant l'utilité du régime pour le foie

 Cas Y.B.:

Enfant de 12 ans. A depuis la plus tendre enfance un foie très délicat; fait périodiquement des crises de vomissements et souffre de maux de tête. Consomme du café au  lait deux fois par jour, du beurre 4 fois par jour; cuisine grasse : saucisse, lard, etc.

Déficit de poids de 7 kg., le 7 février 1956. Mis au régime maigre. Revient le 7 mars va beaucoup mieux, n'a plus ni maux de tête, ni maux de ventre, reprise de poids de 1,200 kg. en 1 mois (augmentation normale pour Pige : 200 gr.), foie en ordre.

 Cas R.R.:

A 2 ans, crises d'acétone. A 10, Il et 11 ans et demi, jaunisses. Vient au décours de sa troisième jaunisse. Grande fillette très maigre (poids 29,700 kg., déficit - 6 kg.). Très pâle, très nerveuse. Présente d'innombrables et minuscules hémorragies sur tout le corps. -Alimentation : reçoit 3 grands bols de lait par jour, du beurre dans tous les plats et à tous les repas. Dans les selles, abondantes graisses non digérées. Suppression du lait et du beurre. Augmentation immédiate de poids de 900 gr. dans le premier mois ! Un an plus tard, pèse 35,600 kg. (augmentation de 5,900 kg. !). Reprend un régime plus gras : remaigrit. En janvier 1946, crise d'acétone: 34,400 kg. Reprise du régime sévère avec apport de vitamines.

En septembre 1946 39,200 kg. augmentation de 5 kg. en 8 mois.

 Cas N.D.:

            Fillette de 4 1/2 ans. Très nerveuse et très fatiguée, bouge tout le temps mange mal, vomit dès qu'on insiste. Faim intense à 6 heures du matin qui disparaît dès que le déjeuner est servi. Très pâle, sommeil agité. Alimentation: le matin : porridge au lait addi­tionné de sucre et d'une cuillerée à café de beurre, ovomaltine ; à 10 heures : tartine avec beurre; à midi légumes, pommes-de-terre, poissons, viande, chaque plat additionné de beurre ; le soir : un œuf, tartines au beurre. Les selles contiennent d'abondantes graisses non digérées, la langue est très blanche. Traitement: suppression des graisses, du chocolat, des œufs du lait. Six semaines plus tard va bien, est rose, l'appétit est  revenu. Le poids a augmenté de 400 gr. La nervosité a disparu, le sommeil est tranquille.

 Si, chez la plupart des enfants, les troubles hépatiques sont facilement réversibles par le régime seul, il n'en est pas de même chez l'adulte et à plus forte raison chez le cancéreux. Il est particulièrement important que le contrôle des opérés et des malades irradiés soit aussi complet que possible. En particulier, toute apparition d'une insuffisance hépatique, même légère, toute diminution de la fonction hépatique, doivent être décelées le plus tôt possible. De telles modifications sont toujours accompagnées d'un excès d'urobilinogène dans l'urine

 Nous avons donc mis au point une méthode colorimétrique de dosage d'urobilinogène Cette méthode est notablement plus sensible que la méthode employée jusqu'ici et permet d'alerter le médecin à. un moment où aucun autre symptôme n'a été constaté. C'est à ce moment. en effet, et non pas plus tard, qu'il faut intervenir et tenter de rétablir la fonction hépatique normale.

 Au terme de cet exposé qui résume 10 ans de travaux, d'expériences et de traitements, nous sommes arrivés à la conclusion suivante :

Le cancéreux opéré ou traité aux rayons X avec succès doit être encore considéré, et cela pendant longtemps, comme un grand malade. Il doit être, non seulement surveillé, comme cela se pratique actuellement, mais. soigné et cela si possible sitôt le diagnostic posé ou au moins et au plus tard dès la sortie de l'hôpital où il a été opéré ou traité par les rayons X. Il est de toute importance, en effet, de mettre à profit la période de répit, parfois très courte, dont jouit le malade après le traitement destructeur du cancer. Ce n'est qu'à cette condition qu'il sera possible de diminuer la proportion énorme des rechutes ou du moins d'en retarder l'apparition.

 Le résultat principal de notre travail est donc l'élaboration d'une méthode qui nous permet de venir efficacement en aide aux malades libérés de leur première atteinte cancéreuse, afin d'augmenter leur chance de survie. Cette méthode comporte l'administration quotidienne de cachets de cérébrosides composés ainsi que l'injection, fréquente au début puis de plus en plus espacée, d'associations de substances protectrices et freinatrices, associations qui sont le résultat de nos recherches de laboratoire durant ces dernières années.

 L'application de cette même méthode quelque peu modifiée permet d'adoucir les souffrances des grands malades condamnés à mort par l'extension ou la malignité des lésions dont ils sont atteints. Enfin, l'enseignement de la prophylaxie anticancéreuse à ceux qui sont prédisposés au cancer, soit héréditairement, soit de par leur profession, ou de par leurs mauvaises habitudes d'hygiène, à ceux qui ont eu des tumeurs bénignes ou croient avoir échappé au cancer parce que la première atteinte est déjà ancienne, leur permettra de mieux se défendre contre cette maladie.

 Notre méthode permet également d'apporter un soulagement et une aide morale considérable au malade en lui inculquant, par l'instruction qu'il reçoit, une confiance accrue en ses chances de guérison.

 CONCLUSION

 Nous n'avons pas mis en lumière les causes du cancer, ni trouvé une méthode de guérison du cancer.

 Par contre, les patients que nous avons traités sitôt opérés et irradiés sont presque tous en vie et en bonne santé apparente. La proportion des survies est très supérieure aux proportions prévues par les statistiques mondiales. Est-ce une simple coïncidence ? Nous ne le croyons pas.

 Seule la création d'un Institut permettrait :

 1. D'appliquer systématiquement notre méthode en informant les malades ;

2. D'étudier par la statistique son efficacité ;

3. De faciliter la prise de contact avec les confrères suisses et étrangers travaillant dans la même direction ;

4. De fournir une possibilité d'instruire le public et de protéger les enfants;

5. De faciliter la poursuite de la recherche.

 

CAS DESTINES A ILLUSTRER NOTRE EXPOSE

 Les cas cités sont uniquement ceux de notre clientèle.

Nous n'avons pris en considération que les cas venus au traitement classique (chirurgie - rayons X) à temps, et traités par nous d'emblée aussitôt après l'opération, c'est-à-dire également à temps.

 La détermination de « la chance habituelle de survie » est basée sur .les statistiques mondiales des grands hôpitaux d'Amérique et d'Europe. Elle découle de l'observation de malades traités -uniquement par les moyens classiques (chirurgie -rayons X, etc.). Elle varie d'une forme de cancer à l'autre Une chance habituelle de survie de 30 % à 5 ans signifie que sur 100 malades atteints de telle forme particulière de la maladie, 30 sont en vie 5 ans après le début de leur cancer, 70 ont succombé à la maladie.

 

CANCER DU GROS INTESTIN

Chances normales de survie à 5 ans : 55 %

Cas C.N.: (née en 1911)

 Atteint de polypes intestinaux (tumeurs bénignes) qui se transforment en cancer, dont  il est opéré en avril 1954, soit à 43 ans. Depuis lors, suit notre traitement: cérébrosides, vitamines, régime, vaccin. Vit et se porte bien en février 1957 soit 2 ans 9 mots après l'opération..

 

CANCER DE L'OVAIRE

Chances normales de survie à 5 ans : 52 %

 Cas C.C.: (née en 1897)

 Opérée le 3 juillet 1951, soit à 54 ans, pour un volumineux kyste de l'ovaire qui saute pendant l'opération et au fond duquel on trouve un cancer. Traitée par RX et sitôt après par cérébrosides, vitamines et régime. Vit en février 1957, soit 5 ans 7 moits après l'opération et se porte bien.

 Cas N.N. : (née en 1909)                                 

 Le 21 juillet 1949, soit à 40 ans, opérée pour un cancer de l'ovaire. Radiothérapie opératoire puis traitement par cérébrosides, vitamines et régime protecteur pour le foie. Vit et se porte bien en février 1957, soit 7 ans 6 mois après l'opération.

 

CANCER DU SEIN

1.. Chances habituelles de survie après 5 ans : 30 %.

Taux de décès dans les deux premières années: 40 %

 Traitement classique complété par notre méthode

 Cas Q.U.: (née en 1911)

Cancer du sein opéré le 5 septembre 1953, soit à 42 ans, traité par les RX et es cérébrosides, vitamines et régime protecteur pour le foie dès octobre. En février 1957, soit 3 ans 5 mois plus tard, se porte parfaitement bien.

 Cas E.M :(née en 1898).

En juillet 1951, soit à 53 ans, sclérokyste du sein (tumeur bénigne). Aucun traitement. Cancer du sein opéré, en mai 1954, soit à 56 ans. Radiothérapie et simultanément cérébrosides, vitamines et régime protecteur pour le foie et vaccin. Se porte très bien en février1937, soit 2 ans 10 mois plus tard.

 Cas D.N: (née en 1917)           

Cancer du sein opéré en juillet 1954, soit à 37 ans. Radiothérapie jusqu'en novembre et simultanément notre traitement. En février 1957, 2 ans 8 mois après l'opération, vit et se porte parfaitement bien.

 Cas D.O.: (née en 1908)

 Les  tumeurs bénignes témoignent d'un terrain précancéreux. Il faut chercher la raison de leur apparition et soigner le terrain.

 Bonne santé comme enfant et jeune fille. Epouse en 1929 un psychopathe auprès duquel la  vie se passe en luttes et angoisses perpétuelles. Maigrit de 10 kg., a constamment mal au foie et se sent éternellement épuisée. En 1947, première tumeur bénigne à la matrice (fibrome). En juin 1954, 7 ans plus tard, deuxième tumeur bénigne au sein. En septembre 1954, soit à 46 ans, opération pour un cancer du sein, puis radiothérapie. Est soignée par nous depuis février 1955. Se sent dès lors beaucoup mieux que depuis nombre d'années. Peut faire seule son ménage, alors qu'elle ne s'en sentait pas la  force auparavant. Vit en bonne santé 2 ans 5 mois après l'opération.

 

2. Chances habituellesi de survie à 5 ans : 7 %

(Absence de radiothérapie)

 Cas C.O.: (née en 1896)

 Dès 1923, souffre d'un rhumatisme déformant de la colonne qui résiste aux traitements entrepris.

En décembre 1954, soit à 58 ans, opérée d'un cancer du sein. Traitée sans rayons X, par cérébrosides, vitamines, régime protecteur pour le foie et vaccin. En février 1957, 2ans 3 mois plus tard, se porte bien, le rhumatisme va mieux.

 Cas D.M.: (née en 1897)

 Début d'un cancer du sein à évolution lente en 1945, soit à 48 ans. En 1945 également, débute une polyarthrite chronique évolutive avec déformation de la main droite surtout (cette maladie est réputée inguérissable, menant à l'infirmité progressive)., Nombreuses cures antirhumastismales avec effets passagers. Ablation d'un gros cancer du sein le 25 avril 1955. Dès lors, traitement par cérébrosides, vitamines, régime protecteur pour le foie et vaccin. En février 1957, 1 an 10 mois après l'opération et 12 ans après le début de sa maladie, est en très bon état. Le rhumatisme ne fait plus souffrir. Se sent mieux que depuis des années. Travaille.

 Cas H.M.: (née en 1896)

 Ce cas met en évidence l'utilité de notre traitement: son aband on, par faut de la malade, entraîna une rechute.

 En décembre 1951, soit à 55 ans, opération d'un cancer du sein et ablation de la vésicule biliaire. Après l'opération, traitée par vitamines, cérébrosides et régime protecteur pour le foie. Se porte très bien pendant 2 ans, jusqu'en décembre 1953, si bien qu'elle juge la poursuite du traitement inutile. Recommence à boire des cocktails comme elle en avait l'habitude avant l'opération. En avril 1954, rechute dans la cicatrice. En juin 1954, métastases pulmonaires. Reprise du traitement. En juillet 1955, jaunisse infectieuse grave qui cependant guérit dans les délais normaux. La reprise du traitement  ralentit considérablement le processus tumoral puisque le décès ne se produit qu'en juin 1956, soit 2 ans après l'envahissement rapide et massif du poumon et de la plèvre et 4 ans 6 mois après le début de la maladie.

 Cas T.N.: (née en 1910)

 Illustre la nécessité et l'utilité du traitement médical de l'état précancéreux du sein.

 En avril 1954, soit à 44 ans, grosseur au sein considérée comme bénigne : aucun traitement. En septembre 1954, cancer volumineux à la même place. Opéré. Traité dès l'opération par cérébrosides, vitamines et régime protecteur pour le foie. Sitôt après sa sortie de l'hôpital, abandonne le régime, lors d'un séjour de convalescence dans un hôtel : crise de foie. Volumineuse tumeur dans le 2éme sein ; le traitement repris intensément fait disparaître cette tumeur. En février 1957, soit 2 ans 10 mois plus tard, la malade se porte très bien et ne présente aucune anomalie.

III, Chances habituelles de survie à 5 ans

1,5 %

(radiothérapie seule)

 Cas D.N.: (née en 1902)

 Janvier 1950 : biopsie qui révèle un cancer des canaux de la glande mammaire. Traité par RX seuls. Début du traitement chez nous le 7 juillet 1950 : régime protecteur pour le foie, cérébrosides, vitamines. Se porte bien en février 1957, soit 7 ans 1 mois plus tard.

 La statistique mondiale montre que sur 100 cas de cancer du sein du type le plus fréquent et relativement favorable, 40 cas meurent dans les deux premières années et 30 autres cas (en tout : 70) au cours des cinq années qui suivent l'apparition du cancer.

 En ce qui concerne les 9 cas que nous citons et qui sont les 9 premiers cas de cancer du sein que nous avons traités, pris par ordre chronologique, près de la moitié d'entre eux ont une chance de survie statistique -encore bien plus mauvaise ; on peut évidemment attribuer leur longue survie à une chance exceptionnelle. Cependant, sans vouloir extrapoler, il est remarquable de constater qu'il n'y a eu parmi eux aucun décès dans les deux années qui ont suivi  l'apparition clinique du cancer, qu'il n'y a eu qu'un seul décès après 4 ans 6 mois, et cela chez une alcoolique, et que sur les 8 vivants et bien portants, la survie actuelle est comprise entre 27 mois et 12 ans.

 D'autres cas analogues sont en traitement depuis un temps plus court et évoluent de façon tout aussi favorable.

 Nous pourrions par ailleurs opposer aux cas que nous décrivons 14 cas pris dans notre clientèle, également par ordre chronologique, traités au début exactement de la même façon et dans les mêmes conditions par les méthodes classiques, mais venus nous voir tardivement soit en pleine rechute, alors que nous ne pouvions plus les entreprendre utilement. Leur survie varie entre 4 mois et 4 ans 7 d'entre eux ont survécu moins d'une année, 4 moins de 2 ans.

 

SARCOME

Chances habituelles de survie à 5 ans: 15%

Cas H. M.: (née en 1890)

Tumeur bénigne de l'utérus en 1938. Sarcome des ganglions lymphatiques en juin 1950, soit à 60 ans. Chimiothérapie classique. 1951 rechute. Avril 1952 radiothérapie. Dès lors traitée par nous. Est en vie et en bon état en février 1957, 6 ans 8 mois après le début de la maladie.

 

RELATIONS TUBERCULOSE- CANCER

MYOSARCOME

 Cas Y.D.: (née en 1919)

Dès 1950, soigné pour tuberculose pulmonaire. En 1953, subit une thoracoplastie. Dès lors la tuberculose pulmonaire va bien. En juin 1954, soit à 35 ans, opéré pour un myosarcome de la cuisse droite qui récidive deux mois plus tard. Traité pendant deux mois aux RX. Se sent très fatigué et vient nous trouver. Cérébrosides, régime de protection hépatique, apport de vitamines, reprise d'une cure antituberculeuse. Se porte très bien 2 ans 7 mois plus tard.

 

Importance de la cure antituberculeuse

dans la stabilisation du processus tumoral

 

Cas, C.B.: (né en 1924)

En 1949, soit à 25 ans, première opération pour un sarcome intracranien et découverte d'un foyer tuberculeux au poumon droit qui s'aggrave en 1952. En février 1955, sarcome du foie traité par RX. Jugé perdu à brève échéance. Avril 1955, soit après deux mois déjà, récidive, traitée par RX jusqu'en août 1955, où il vient nous trouver. Il est jaune, fatigué, faible et fébrile. Dès lors régime, traitement intense de vitamines et de cérébrosides : il se sent beaucoup mieux, reprend du poids, mais contrairement à nos conseils ne fait pas de cure antituberculeuse. En octobre, soit 2 mois après l'arrêt des RX, récidive de tumeur abdominale traitée par RX avec succès. En novembre consent à suivre un traitement antituberculeux en plus du traitement antitumoral. En avril 1956 il va bien, i1 est stabilisé et l'amélioration tient 6 mois pour la première fois depuis la rechute grave de sa maladie. Travaille !

 

 

Rôle des infections en tant qu'agents provocateurs de la rechute cancéreuse

Utilité du régime protecteur pour le foie et de l'administration de vitamines

 

Cas 1. Z. - (née en 1896)

A 47 et 48 ans, pyélites qui guérissent péniblement par l'administration de désinfectants qu'elle tolère mal parce qu'elle a le foie délicat. A 49 ans, cancer du sein opéré, puis traité par RX. Trois ans plus tard, congestion pulmonaire traitée par désinfectants. et vitamines. Guérit. A 57 ans, pyélite avec haute fièvre . désinfectants + vitamines, protection hépatique. Guérit. Un an plus tard, pyélite traitée avec désinfectants seuls: crise de foie. Réveil des cellules cancéreuses essaimées probablement dès avant l'opération et généralisation clinique rapide du cancer au squelette, cela 9 ans après la première atteinte.

 

Rôle néfaste des infections répétées

 Cas I.Q.:

Agé de 34 ans. Dès l'enfance, infections répétées : diphtérie grave, angines, esquinancies, myocardite, infections dentaires, foie délicat. A 33 ans, sinusite maxillaire suivie d'une inflammation chronique de l'os, soignée pendant 13 mois par les antibiotiques les plus divers. Le malade reçoit une nourriture «normale », riche et grasse, manque d'appétit et a le foie chroniquement dérangé. Un cancer se forme au voisinage immédiat des lésions osseuses, auquel il succombe en 4 mois.

  

AIDE AUX GRANDS MALADES

 Cas B.N.: (née en 1884)

Cancer de la matrice en mai 1953, soit à 69 ans, traité par radium. Rechute au printemps 1955 : hémorragies, pertes fétides, douleurs. La malade est grabataire. Après 15 jours de traitement par les vitamines, hormones et désinfectants, la malade se relève pendant 3 mois et se sent suffisamment bien pour pouvoir vaquer à ses occupations et prendre plaisir à de longues excursions en auto. Une modification du traitement en l'absence du médecin traitant amène une rechute rapide.

 Cas I.C.: (née en 1892)

Cancer de la matrice dès février 1955, soit à 63 ans, soigné uniquement par l'homéopathie. L'état s'aggrave progressivement. Douleurs intolérables. Le cancer a envahi la vessie et les intestins. La malade n'est même plus apaisée par de forts calmants. Le régime, un apport de vitamines et d'hormones appropriées et de désinfectants suppriment les douleurs pour une durée de 10 jours, après lesquels la malade tombe dans l'inconscience par urémie et expire trois jours plus tard.